Mariama RIENGOUON NJAYOU (AJP CEDES – CCMN West Cameroon)
Bafoussam Workshop, du 25 au 27 Juillet 2018

Martin Luther King ne disait-il pas que la race humaine doit sortir des conflits en rejetant la vengeance, l’agression et l’esprit de revanche ? Selon lui, le moyen d’en sortir ne peut être que l’amour. Aussi : « la non-violence est une arme puissante et juste, qui tranche sans blesser et ennoblit l’homme qui la manie. C’est une épée qui guérit », et telle l’épée de Martin Luther King, le Journaliste ou l’homme de media utilise son stylo et sa voix pour transmettre, informer, éduquer et sensibiliser les populations. En tant que journaliste nous sommes appelés à couvrir tous les évènements et sujets que ce soit politiques, économiques ou social.

A travers nos voix, les auditeurs et téléspectateurs sont mieux édifiés et pour cela nous devons être suffisamment responsables de ce que nous transmettons comme information et responsables des effets que cela pourrait produire.
C’est la raison pour laquelle, depuis le 25 Juillet 2018, le Directeur du Center for Global Peace Journalism basé aux Etats Unis, le Professeur Steven Younblood tient une série d’ateliers de renforcement des capacités des hommes de medias camerounais sur les concepts du Journalisme de paix et le reportage en situation électorale et en situation de crise.

L’atelier s’est tenu à Bafoussam du 25 au 27 Juillet dernier sur le thème : « Peace journalism and Election reporting », Regroupant une cinquantaine de medias venus du Nord-Ouest et de l’Ouest Cameroun. Entièrement animé par le Professeur Steven Youngblood, directeur du Center for Global Peace Journalism, a permis de lever le voile sur les pratiques journalistiques traditionnelles telles que le journalisme à sensation et de propagande. Il a aussi permis de semer les bases d’un journalisme plus professionnel, objectif et respectant la déontologie du métier de communicateur. Pendant trois jours, soient 24 heures de travaux, les journalistes de ces deux régions réunis au sein de la Cameroon community media network (CCMN) ont appris et compris quels sont les enjeux liés au journalisme sensationnel et ceux liés au journalisme de paix. Aussitôt ils ont appris comment réaliser un reportage en période électorale et surtout en situation de conflit ou de crise de sorte à ne pas envenimer les choses au sein des communautés.

Pour mener à bien cette mission dont l’objectif global était d’avoir au bout du compte une plateforme de médias travaillant en synergie dans la promotion de la paix et respectant les normes déontologique du journalisme de paix et du reportage en période de crise et électorale, quatre modules spécifiques ont été développés entre autres :
– L’analyse des risques liés aux travailleurs de paix
– L’analyse des risques liés à la couverture médiatique des élections et comment les transcender
– Le journalisme de paix comme outil de réconciliation et non de séparation
– Le journalisme de paix et les personnes déplacées ou refugiés

 

En plus de ces modules un certain nombre d’exercices pratiques ont été effectuées telles que la rédaction et la conception d’un Public Service anouncement (PSA) en vue de passer un message très court mais véhiculant l’essentiel de l’information à transmettre.
Cet atelier de formation s’est terminé par l’élaboration des plans d’action des medias présents regroupés au sein des focus groups suivi de la remise des attestations de formations Co-signées du formateur principal et du professionnel d’appui de Pain Pour le Monde auprès de la PCC structure porteuse dudit projet au Cameroun.

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